Le suivi médical pour ce métier
L'habilitation électrique délivrée par l'employeur suppose, depuis le 1er octobre 2025, une attestation d'absence de contre-indications médicales délivrée par le médecin du travail et valable cinq ans (décret n° 2025-355), qui remplace l'examen d'aptitude du suivi renforcé. Le travail en hauteur sur échafaudage relève, lui, toujours du suivi renforcé.
Le détail des visites et de leur périodicité.
Les restrictions les plus fréquentes
- pas de travail en hauteur (vertiges, épilepsie, traitements)
- port de charges limité
- pas de travail isolé
Ces préconisations s'imposent à l'employeur, qui doit les mettre en œuvre ou motiver son refus par écrit au médecin du travail. Ce que l'employeur doit faire.
Les causes typiques d'inaptitude
- épilepsie non stabilisée
- troubles de l'équilibre
- TMS des épaules (travail bras levés)
- troubles cardiaques
L'inaptitude est prononcée par rapport au poste, après étude de poste et échange avec vous. Elle ouvre un mois pour reclasser ou licencier. Ce qui se passe après l'avis.
Les pistes de reclassement habituelles
- bureau d'études, chiffrage, préparation de chantier
- maintenance en atelier sans hauteur
- encadrement, formation
L'employeur doit chercher dans toute l'entreprise et le groupe, en tenant compte des indications du médecin du travail. Ce que vous pouvez refuser.
Les maladies professionnelles à connaître
Tableaux les plus souvent mobilisés pour ce métier : 57 (TMS), 98 (rachis lombaire). Une reconnaissance en maladie professionnelle avant l'inaptitude, connue de l'employeur, double l'indemnité de licenciement et fait payer le préavis. Comment déclarer.
Le point de vigilance
Le retrait de l'habilitation pour raison médicale suppose l'expiration ou le refus de l'attestation, ou un avis du médecin du travail ; l'employeur ne peut pas la retirer de son propre chef pour un motif de santé.
Convention collective
Les salariés de ce métier relèvent souvent de la convention Ouvriers employés par les entreprises du bâtiment non visées par le décret du 1er mars 1962 (c'est-à-dire occupant plus de 10 salariés), mais pas toujours : vérifiez l'intitulé sur votre bulletin de paie.
Questions fréquentes
Le médecin du travail peut-il m'interdire d'exercer ce métier ?
Il rend un avis sur votre poste dans votre entreprise. Une inaptitude à ce poste n'est pas une interdiction d'exercer le métier ailleurs, dans d'autres conditions.
Que devient mon salaire si des restrictions m'empêchent de tenir certaines tâches ?
Il est maintenu tant que votre contrat n'est pas modifié avec votre accord. Les primes liées à l'exécution effective de tâches supprimées peuvent en revanche être perdues.
Puis-je demander une visite avant que ça n'aille plus ?
Oui, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Comment faire.
Votre situation mérite un avis précis
Un avocat en droit du travail peut vérifier vos indemnités, vos délais et vos recours. Premier échange sans engagement.
Être rappelé par un avocat Décrire mon cas en 60 secondes Calculer mes indemnités