Pendant l'arrêt

Votre contrat est suspendu. Vous percevez les indemnités journalières de la Sécurité sociale, complétées par l'employeur selon votre ancienneté et votre convention collective. Vous devez respecter les heures de présence à domicile et vous abstenir de toute activité non autorisée, sous peine de perdre les IJ.

En santé au travail, vous pouvez dès que l'arrêt dépasse 30 jours demander une visite de pré-reprise. L'employeur peut de son côté solliciter un examen par le médecin du travail, qui peut aboutir à un avis d'inaptitude (Cass. soc. 10 déc. 2025). Ce que l'employeur peut ou ne peut pas exiger pendant l'arrêt.

Le retour

Après un arrêt de 60 jours ou plus pour maladie non professionnelle, l'employeur doit organiser une visite de reprise dans les 8 jours. Pour des arrêts plus courts, la visite n'est pas obligatoire, sauf convention collective plus stricte, mais vous pouvez la demander.

C'est lors de cette visite que se décident les aménagements : horaires progressifs, mi-temps thérapeutique, restrictions de tâches, télétravail. L'employeur doit les mettre en œuvre ou motiver son refus par écrit. Le détail sur les aménagements.

Si le médecin constate que le poste est incompatible avec votre état, il peut prononcer une inaptitude, après étude du poste et échange avec vous.

La rechute

Une rechute après reprise est un nouvel arrêt, prescrit par le médecin traitant. Si elle est liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle antérieure, elle est indemnisée à ce titre, à condition que la CPAM la reconnaisse comme rechute. Une nouvelle visite de reprise est due si le nouvel arrêt atteint les seuils.

Une rechute rapide après une reprise est souvent le signe que les aménagements n'étaient pas suffisants ou pas appliqués. Signalez-le au médecin du travail.

Les arrêts répétés

Des arrêts répétés ou prolongés ne justifient pas un licenciement pour état de santé, qui serait discriminatoire. L'employeur ne peut licencier que s'il démontre que les absences désorganisent l'entreprise au point de rendre nécessaire un remplacement définitif, ce qui suppose une embauche en CDI à un poste équivalent. La convention collective peut protéger davantage.

En santé au travail, des arrêts répétés doivent alerter : ils précèdent souvent une inaptitude. Une visite à votre demande permet d'en parler avant.

Questions fréquentes

Puis-je reprendre avant la fin de mon arrêt ?

Oui, avec l'accord du médecin traitant qui met fin à l'arrêt. Prévenez l'employeur et la CPAM. Si l'arrêt atteignait les seuils, la visite de reprise est due.

L'employeur peut-il me demander mon diagnostic ?

Non. Il reçoit l'arrêt de travail sans motif médical. Le médecin du travail ne lui communique que ses conclusions sur le poste.

Ai-je droit à mes congés payés pendant l'arrêt ?

Oui. Depuis 2024, les arrêts maladie non professionnels donnent droit à deux jours ouvrables de congés par mois, dans la limite de 24 jours par an, et les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle à 2,5 jours par mois. L'employeur doit vous informer de vos droits à votre retour.

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